ÉMERGENCE DE LA PENSÉE INTUITIVE

Un expérientiel phénoménologique

 

 


« Émergence de la pensée intuitive individuelle et collective par le geste créateur »

 

 

est un projet de recherche académique effectué à la faculté de communication de l’UQÀM, au département de communication sociale et publique. Il a été réalisée pour mieux comprendre et rendre compte comment la communication organise et structure le monde que nous appréhendons dans notre expérience immédiate. Cette étude a été effectuée à partir d’une approche pyschosociologique des dynamiques de groupe et du processus créateur.

 

 

 

Contextualisation


Tout comme le dit Michel Serres (2010), l’arrivée des technologies de l’information change totalement notre rapport au monde, la technologie transformerait notre organisation humaine entre autres par la communication. Plusieurs auteurs (Baudin, 2012; Roudaut, 2013) avancent aussi que l’humanité est dans une phase de transformation et ce serait possiblement la conscience humaine qui se transformerait.

 

 

 

 

Cadre conceptuel


Cette étude s’intéresse aux possibles transformations de notre rapport au monde, et plus particulièrement comment passer d’une pensée individuelle à une pensée collective. Elle s’appuie sur la théorie d’individuation de Simondon (1964, 2007, 2013), la dynamique structurelle de la prise de conscience de Depraz, Varela, Vermersch (2011) et de la pensée comme système de Bohm (1992) et de Scharmer (2009).

 

 

 

 

Cadre Opérationnel


Malgré tout, l’enjeu était de « voir » (par l’intuition) un phénomène aussi subtil que celui de la transformation de la conscience humaine. C’est pourquoi il a été nécessaire de développer une stratégie de recherche spécifique, qualitative d’une part et phénoménologique de l’autre. En d'autres mots, une stratégie de recherche qui place l’expérience au cœur de l’exploration. La phénoménologie expérientielle de Depraz répondait à ces critères.

 

 

 

 

Cadre expérientiel


Ainsi l’analyse phénoménologique a été une mise en pratique de la description phénoménologique par le geste créateur, soit par l’écriture et par l’exploration de l’œuvre collective (voir photos). Trois modes discursifs ont été explorés : le « témoignage » en première personne sur l’expérience de la facilitatrice, puis le « laisser voir » de la dynamique du collectif et pour finir une « expression» de l’œuvre sur l’oeuvre.

 

 

 

 

Résultats


Plusieurs constats ont été extraits de l’ensemble de cette investigation. Tout d’abord, les trois postures de recherche qui explicitent le fonctionnement de l’acte réflexif selon trois perspectives subjectives inspirées des travaux de Scharmer (2009) : la posture objectiviste, intersubjective et transsubjective. Puis, le cadrage a été exploré comme un trait essentiel de cette étude (dans le sens phénoménologique du terme). Le troisième point concerne l’acte allagmatique, construit à partir de la théorie des opérations de Simondon et envisagé comme une dynamique entre une structure et une organisation cognitive.

 

 

 

 

Ainsi découle une proposition d’un principe de subjectivation comme résultat principal de cette étude. Entre autres, comme une dynamique de cadrage de ce que nous percevons comme étant les limites de notre subjectivité nous permettant de rendre compte du fonctionnement entre une structure (tantôt objet monde puis sujet) et une organisation (tantôt sujet puis objet monde) selon différents niveaux.

 

monfolio.ca